Afin de prêter plus d'attention à l'un et à l'autre ou en tout cas de leur offrir une attention renouvelée, le son et l'image sont dans cette installation volontairement déliés. Séparées de leur environnement sonore originel, accompagnées d'une musique et donc d'un récit, ces images quasi documentaires deviennent poétiques, véhiculent des fictions. Le son associé, propulsé dans un autre espace et disséminé, offre à chacun un parcours possible, fait de réminiscences de la vidéo et de chasse aux trésors ludique. Derrière la vitre enfin, comme archivée dans un bocal de formol, une bande magnétique ramène à la surface des voix d'enfants de l'école Jean Jaurès, à Cherbourg, au début des années 70. Certains d'entre eux furent élèves au lycée Tocqueville au cours des années 80. On les croise aujourd'hui dans la rue.

JBJ

cicatrice

vapeur

L'installation est visible dans le hall d'accueil du lycée Alexis de Tocqueville du 23 au 27 février. Ouverte au public.

Images de Frédéric Leterrier/ Sons de Jean-Baptiste Julien